Léa Talys
Magnétisme ou reiki? Deux approches énergétiques proches mais distinctes. Origines, fonctionnement, limites: voyez laquelle vous parle le plus.
Magnétisme et reiki sont souvent associés aux soins par les mains pour apaiser un malaise ou soutenir un mieux-être. Même si ces deux approches envoient une énergie de guérison, elles n’ont ni les mêmes origines ni le même fonctionnement. Si vous hésitez entre une séance de magnétisme ou de reiki, prenez quelques minutes pour faire le tour des différences… et trouver ce qui vous conviendra le mieux. Notez que ces pratiques d’accompagnement ne remplacent pas un avis médical ni un suivi professionnel.
Sur le fond, magnétiseur et maître reiki visent un objectif similaire : canaliser une énergie aidante pour soulager, parfois même contribuer à la guérison de certains inconforts physiques ou émotionnels. Cette action est plus subtile qu’un simple « transfert » d’énergie. On parle tantôt d’une énergie aspirante, qui retire le « mal » ou la charge lourde d’une zone du corps (un peu comme si on aspirait la douleur après un choc, avant que le bleu ne sorte), tantôt d’une énergie descendante, envoyée vers la personne pour qu’elle fasse son œuvre de l’intérieur.
La manière d’intervenir, toutefois, diffère clairement.
Dans notre culture d’ici, on parle parfois de barreurs de feu, ces personnes reconnues pour calmer la sensation de brûlure et freiner l’inflammation après un contact avec la chaleur. Ce type d’exemple illustre bien l’idée d’une énergie capable de moduler un inconfort.
Une distinction majeure tient à l’origine de la capacité elle-même.
Dans la pratique, ces approches ne s’opposent pas : elles se complètent souvent à merveille. Comme le reiki ne porte pas d’intention personnelle et que l’énergie se rend là où c’est requis, il peut accélérer un processus amorcé par un soin de magnétisme, ou adoucir l’intégration après un travail de libération. Plusieurs praticiens combinent d’ailleurs les deux, selon les besoins du moment.
Un point revient souvent : si le reiki puise dans l’énergie de l’univers, où cohabitent toutes sortes de fréquences, comment s’assurer de ne capter que le « bon »? Les maîtres reiki répondent que l’énergie universelle est intelligente et s’accorde naturellement à ce qui est bénéfique pour la personne qui reçoit.
Du côté du magnétisme, la question se pose différemment. Le rapport n’est pas tant « univers-personne » que « praticien-personne ». Et c’est là que se trouvent les précautions à prendre.
Parce qu’il utilise sa propre énergie, le magnétiseur s’expose à absorber, en partie, les charges lourdes ou les énergies négatives de la personne qu’il aide. Pour préserver son équilibre, il doit donc mettre en place des rituels de nettoyage énergétique rigoureux après chaque séance (ancrage, hygiène énergétique, purification de l’espace, etc.). Sans ces gestes, il peut se sentir vidé, irritable, ou « porter » ce qui ne lui appartient pas.
Du côté du reiki, ce risque d’« emmagasiner » les charges de l’autre est généralement moindre, puisque le praticien sert surtout de canal. Cela n’empêche pas d’adopter une hygiène énergétique — c’est une saine habitude dans tous les cas.
Chaque personne est unique. L’important, c’est d’écouter votre ressenti et de choisir une approche (et un praticien) avec qui vous vous sentez en sécurité et en confiance. Voici quelques repères :
Peu importe votre choix, rappelez-vous : ces pratiques s’inscrivent dans une démarche de mieux-être et ne remplacent pas l’avis d’un médecin ni un traitement adapté lorsque c’est nécessaire.
Le reiki canalise l’énergie universelle sans intention personnelle; le magnétisme mobilise l’énergie propre du praticien avec une intention ciblée. Innée, la capacité de magnétiser se cultive; le reiki, lui, s’apprend. Les deux approches peuvent se compléter et ne remplacent pas un suivi médical.

Marilou

Samuel Jarod